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lundi 18 avril 2011

SPORT :Roger Federer quitte Monte-Carlo par la petite porte

. L'actuel numéro 3 mondial a été sèchement éliminé en deux sets (6-4, 6-4) en quarts de finale des Masters 1000 de Monte-Carlo par l'Autrichien Jürgen Melzer, demi-finaliste à Roland-Garros la saison dernière Le Suisse Roger Federer, tête de série N.2, a été éliminé en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo par l'Autrichien Jürgen Melzer (N.7) en deux sets 6-4, 6-4 vendredi. C'est la première fois de l'année que le N.3 mondial échoue à atteindre le dernier carré d'un tournoi et la première fois en quatre rencontres qu'il perd contre Melzer, qui rencontrera samedi l'Espagnol David Ferrer en demi-finales. L'Autrichien, demi-finaliste 2010 à Roland-Garros, s'est imposé à la régulière, prenant Federer de vitesse, après une frayeur au tout début de match lorsqu'il est sorti du court dès la fin du premier jeu pour une douleur à la nuque. Auteur d'un grand nombre de fautes directes dans des conditions très venteuses à partir du deuxième set, Federer a du mal depuis trois ans à commencer la saison sur terre battue, battu dès son entrée à lice à Rome en 2010 et en quarts de finale à Monte-Carlo lors de sa dernière visite en 2009.

SANTE : BONNE RECETTE !!

Préparation du poulet rôti au citron et aux courgettes Préparation du poulet rôti au citron et aux courgettes Préchauffez le four à 240°C. Pelez les gousses d'ail. Lavez les citrons. Coupez-en un en deux, râpez le zeste et réservez-le. Frottez le poulet avec une moitié de citron puis glissez-les toutes les deux à l'intérieur du poulet. Ajoutez-y les gousses d'ail et le brin de thym. Salez-le légèrement dedans et dehors. Coupez l'autre citron en tranches et glissez-les sur le dos, sous les ficelles qui maintiennent le poulet. Déposez-le dans un plat. Badigeonnez-le d'huile d'olive et enfournez-le pour 30 min. Au bout de 15 min, ajoutez le vin blanc et arrosez le poulet. Pendant ce temps, lavez les courgettes et coupez-les en morceaux. Ajoutez-les dans le plat, tout autour du poulet. Cuisez encore une vingtaine de minutes en arrosant régulièrement. Puis mettez les olives et cuisez encore 5 min. Servez dans le plat de cuisson.

vendredi 15 avril 2011

ACTU A LA UNE : Aux Philippines, plan d'action pour les enfants soldats de la guérilla du MILF



Aux Philippines, la représentante spéciale des Nations unies pour les enfants en conflits armés vient de terminer une visite de cinq jours auprès de différents groupes rebelles et de l’armée philippine. Le premier plan d’action pour la réintégration à la vie normale de plusieurs centaines d’enfants engagés dans le groupe rebelle musulman du MILF, devrait vori le jour.

Ils sont entre 600 et 1000 enfants, âgés de 12 à 18 ans, et ils vont bientôt retrouver le chemin des classes. C’est en tout cas l’objectif du plan d’action de l’ONU qui va être mis en place dans les neuf prochains mois pour les mineurs engagés dans les troupes du Front de libération islamique et moro, le MILF.
Ces enfants sont actuellement utilisés par ce groupe rebelle comme porteurs, éclaireurs ou même combattants dans ce conflit qui dure depuis plus de 30 ans dans l’ouest de l’île de Mindanao.
Sous la pression de l’ONU, le MILF a accepté pour la première fois de reconnaître leur existence, et de coopérer à ce programme. Les explications de Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale de l’ONU pour les enfants en conflits armés : «Dans neuf mois, nous allons commencer une série de programmes d’éducation et de formations professionnelles pour ces enfants. le souci dans le cas du MILF est que ces enfants-soldats vivent avec leurs parents dans des camps de combattants, et qu’il va falloir trouver des solutions de reconversion sans les sortir de cette communauté. Nous prévoyons déjà une cérémonie symbolique pour marquer la fin de leur engagement dans le combat».
Cette mission a également permis d’entamer des discussions inédites en la matière avec la guérilla communiste. Elle a aussi permis de rappeler à l’ordre les milices gouvernementales, accusées dernièrement de forcer des mineurs à combattre dans leurs rangs.

FAITS DIVERS : SNCF: trafic TGV perturbé après le déraillement d'un train




Le trafic des trains a repris normalement samedi à la mi-journée, sur les axes Paris-Hendaye-Pau-Tarbes, après le déraillement d'un convoi de marchandises à Labouheyre (Landes) ayant entraîné le retard de «trois à quatre heures» de quatre TGV. L'accident, qui n'a pas fait de blessés, s'est produit vers 6h30 lorsque ce train de marchandises affrété par un opérateur privé, a déraillé, bloquant la circulation dans les deux sens entre Morcenx (Landes) et Facture (Gironde).
Il a «été dégagé et le trafic a repris vers 12H30», a précisé la direction régionale de la SNCF.
Au total, les retards en ce week-end de départ en vacances scolaires pour la zone C (Bordeaux, Paris, Créteil, Versailles) avaient concerné «1500 à 2000» passagers, selon la SNCF. Celle-ci a ajouté que sept TER avaient également été supprimés.
La SNCF a mobilisé une vingtaine de bus de substitution pour assurer le transport des passagers, «renforcé ses équipes d'accueil» dans ces deux gares et proposé des paniers-repas ainsi que des bouteilles d'eau pour les passagers.

jeudi 14 avril 2011

SPORT :Habib Bamogo : « C’est une saison pénible »



Mis à l’écart depuis l’arrivée d’Eric Roy au poste d’entraineur, Habib Bamogo n’est plus titulaire avec Nice, qui se bat pour éviter la relégation. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, l’attaquant assure qu’il ne sera plus niçois la saison prochaine. Il évoque également le match contre son club formateur, Montpellier, ce dimanche 10 avril 2011, ainsi que les bons résultats de la sélection du Burkina Faso lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations.


Ce week-end, Nice affronte Montpellier, votre club formateur. C’est toujours spécial de retourner là-bas ?
Je n’avais pas eu trop l’occasion d’y retourner jusqu’ici parce que l’année dernière je n’étais pas là et que quand j’étais à Marseille ils étaient en D2. Mais j’y étais retourné une fois en Coupe de la Ligue, on avait gagné avec l’OM et j’avais marqué. C’est toujours spécial de retourner là-bas parce que j’ai grandi là-bas même s’il ne reste pratiquement plus de joueurs avec qui j’ai joué. Je suis arrivé à 16 ans, je suis reparti à 22 ans je me suis formé là-bas. C’est aussi une des villes que j’ai le plus appréciées. C’est une belle ville, propre, animée. Elle me laisse vraiment de bons souvenirs.
lDimanche dernier, Nice jouait contre l’Olympique Lyonnais. Vous êtes revenus dans les arrêts de jeu (2-2), est-ce que c’est le genre de match qui peut vous permettre d’accrocher le maintien ?
Quand on joue le maintien, il faut essayer de prendree maximum de points. A la fin du championnat, je pense que ça se jouera à peu de choses vu la cadence qu’il y a. Même un point, c’est super important. Là c’était contre Lyon, on a réussi à prendre un point donc c’est une bonne chose mais rien n’est joué et il va vraiment falloir rester sérieux jusqu’à la fin.
Malgré ce match nul contre Lyon et même si vous n’avez pas perdu depuis le 20 février, Nice reste sous la menace d’une descente en Ligue 2. Vous restez confiant malgré tout ?
On est à trois points de Monaco, le premier relégable, et il y a beaucoup de monde dans la lutte, au moins jusqu’à Brest. Il faut être conscient qu’on n’est pas sorti de là. Je pense qu’il faut atteindre 42 ou 43 points au moins. Derrière, Monaco va s’accrocher dur. Lens aussi, ça va être un peu plus difficile pour eux mais ils sont toujours là. C’était l’euphorie après le match mais en regardant le classement, on est loin d’être sortis d’affaire.
Que ce soit pendant ou après le match, l’ambiance était plutôt électrique côté lyonnais. Vous avez senti une équipe fébrile ?
Je ne les ai pas spécialement sentis fébriles. Ils ont commencé à l’être à partir du moment où on a marqué le premier but mais ils ont quand même contrôlé le match. A 2-0, en football, ce n’est jamais perdu. Peut-être que s’il y avait eu encore cinq minutes on aurait pu gagner.
On retient notamment l’image de la colère d’Hugo Lloris après le match. Vous qui l’avez côtoyé une saison à Nice, comment expliquez-vous qu’il se mette dans un état pareil ?
C’est clair que ça m’a un peu étonné mais d’un autre côté je le comprends parce que c’est un compétiteur, il est gardien numéro un de l’équipe de France donc plus le temps passe, plus il a de grandes ambitions. Peut-être qu’il s’est dit que le titre s’était joué sur ça. Il est venu à Lyon, il n’a toujours rien gagné, dans sa tête ça a dû tourner comme ça. C’est une réaction complètement humaine parce que je sais que ce n’est pas quelqu’un qui fait du cinéma comme certaines personnes dans le foot. Parce que maintenant il y a des caméras partout et le foot, c’est un peu de la téléréalité. Lui a vraiment exprimé ce qu’il ressentait. Ce n’est pas le genre de mec à faire du cinéma.
On a aussi beaucoup parlé du but de Civelli et de l’altercation entre Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, et Frédéric Gioria, l’entraineur-adjoint niçois. Que s’est-il dit en interne à propos de ces évènements ?
On n’a pas parlé de ça. Si les gens disent qu’il y avait main, c’est leur problème. Contre Lille, on a mis un but qui était valide et qui n’a pas compté, ça aurait fait 1-1 donc on peut vérifier qu’un championnat s’équilibre sur une saison. On ne va pas s’attarder sur ça. Je pense que, au fond d’eux, les Lyonnais savent très bien que ce n’est pas sur ça qu’ils ont perdu le match. Ils ont eu des occasions de gagner 3-0, ils ne l’ont pas fait. Le match s’est surtout joué sur ça.
D’un point de vue personnel, cette saison n’est pas très satisfaisante puisque vous n’êtes que rarement titulaire. Comment vivez-vous cette situation ?
C’est vrai que c’est une saison difficile, pénible. Je me suis blessé en sélection alors que j’avais bien commencé la saison. Quand tu es joueur de foot et compétiteur, tu as besoin de jouer, de sentir l’atmosphère des matchs, l’adrénaline, et c’est vrai que ça manque. J’espère que je les retrouverai l’année prochaine, en tout cas je ferai tout pour.
L’entraineur, Eric Roy, vous a-t-il expliqué pourquoi il ne vous titularisait plus ?
J’ai été blessé, j’ai failli parti cet hiver… Je pense que ça n’explique pas tout mais l’entraineur fait ses choix. Il reste un mois et demi ou deux mois, je n’ai pas dit mon dernier mot. S’il a besoin de moi je suis là, je m’entraine, je suis sérieux, professionnel, il peut compter sur moi. Mais c’est vrai que lorsqu’on est compétiteur, on ne peut pas se satisfaire de ça.
Lors du mercato d’hiver, vous avez eu la possibilité de partir en Turquie. Pourquoi le transfert ne s’est-il pas fait ?
Une fois arrivé là-bas, il y a eu des complications. Les intermédiaires ne se sont pas entendus. J’ai vu que le truc n’était pas clair donc ça ne m’intéressait pas. Quand je fais quelque chose, j’aime bien que tout soit propre, que les gens soient « normaux », même si dans le football on sait que ça se passe comme ça. J’ai senti que ce n’était pas clair, je suis rentré à Nice. C’est vrai que c’est frustrant mais je sais que j’ai encore de belles années devant moi, ça va le faire tôt ou tard.
Vous serez en fin de contrat cet été, est-ce qu’on peut d’ores et déjà dire que vous ne serez plus niçois la saison prochaine ?
Oui, ça c’est sûr à 100%. Mais j’ai passé de très bonnes années à Nice, surtout avec le coach qui m’a fait venir (Frédéric Antonetti, ndlr). C’est vrai que depuis qu’il est parti, ça s’est un peu compliqué. C’est le football. Il y a des gens qui viennent, qui ont d’autres opinions, c’est comme ça, il faut accepter. Dans la vie en général, je continue à y croire même quand les gens n’y croient plus. Je sais que j’ai encore mon mot à dire.
Vous avez été approché par certains clubs pour la saison prochaine ?
Oui, ça discute, mais on va attendre un peu pour voir ce qu’il y a de bien et de moins bien.
Parlons de la sélection nationale. Où en êtes-vous avec l’équipe du Burkina Faso ?
Il y avait un match, là (contre la Namibie, ndlr), je n’y ai pas été parce que j’ai eu une hernie discale. Je tenais à y aller mais je me suis refait mal donc j’étais trop court pour le match. Ils ont fait le boulot en gagnant 4-0 proprement. Maintenant on est favoris pour passer, on a un match en Namibie après la dernière journée de championnat et si on gagne ce match, on peut dire qu’on est qualifiés.
Vous trouvez que le Burkina s’est amélioré depuis la dernière Coupe d’Afrique des nations ?
On continue notre chemin. Depuis les qualifications de la dernière CAN, on a perdu un match contre le Ghana et deux contre la Côte d’Ivoire, de grosses nations du foot. Il me semble qu’au classement des pays africains, on est septième (le Burkina est même cinquième, selon le dernier classement de la FIFA, ndlr). Le pays avance bien, il y a de bons joueurs. Si on se qualifie pour cette CAN, ce serait historique parce que deux CAN de suite, ce n’est jamais arrivé (le Burkina s’est en fait qualifié cinq fois de suite pour la phase finale entre 1996 et 2004, ndlr). Maintenant, il faudrait qu’on sorte des poules, ce serait bien.
Alain Traoré, le jeune joueur d’Auxerre, a été l’homme du match en Namibie. Vous avez l’impression qu’il a pris une nouvelle dimension en sélection ?
En sélection, il y a de quoi faire, il y a de bons attaquants. Maintenant, il faut juste qu’on trouve une complémentarité. Alain a réussi à marquer quatre buts, aussi parce que les autres ont beaucoup travaillé à côté. Dans l’équipe, il y a le sens du sacrifice, et c’est ça qui nous fera avancer.

ACTU A LA UNE : Paris et Rome trouvent un accord pour endiguer l'émigration tunisienne



Au cours de leur tête-à-tête à Milan, les ministres français et italien de l'Intérieur ont trouvé un accord pour endiguer l'émigration tunisienne. Une surveillance aérienne et maritime des côtes d'Afrique du Nord va être organisée par la France et l'Italie. Mais le ministre français le maintient : un migrant arrivant en France doit justifier de son identité et de ressources financières.

Pour Idriss et Mourad, le permis de séjour valable trois mois dans tout l’espace Schengen, représente une lueur d’espoir. Bloqués depuis des semaines à Vintimille, sur la Côte d’Azur à la frontière entre la France et l’Italie, les deux Tunisiens veulent à tout prix quitter l’Italie pour trouver du travail ailleurs en Europe. Plusieurs fois, les deux hommes ont été refoulés à la frontière. Avec le permis de séjour délivré par les autorités italiennes, ils espèrent pouvoir circuler librement dans tout l’espace Schengen. « Belgique, Allemagne, France, je resterai là où je trouverai du travail », dit Idriss, « ici, en Italie, il n’y a rien à faire pour nous ».
L'accord trouvé à Milan entre Claude Guéant, le ministre français de l'Intérieur et Roberto Maroni, son homogue italien, devrait amoindrir les espoirs de ces hommes. Car leur désir de venir en France est maintenant tributaire de cet accord franco-italien « sur l’interprétation du Traité de Schengen » : « La France, a déclaré Claude Guéant, agira dans le respect des règles de libre circulation, mais aussi dans le respect de l’article 5 du Traité qui prévoit la justification de documents d’identité en cours de validité et de ressources financières de la part des migrants ».
Les clandestins comme Idriss et Mourad risquent donc de continuer à être interpellés par la police française côté français de la frontière avec l'Italie. En mars, les autorités ont arrêté pas moins de 2 800 Tunisiens sans papiers sur le territoire français. Pour la plupart, des hommes jeunes qui comptent rejoindre leurs familles déjà installées en France. Et des centaines d’immigrants attendent encore à Vintimille en Italie.


« Manque de solidarité »

Une fois passé la frontière, les autorités françaises les reconduisent vers l'Italie, en vertu d'un accord entre les deux pays qui date de 1997 et qui autorise la France à refouler les migrants vers leur pays d’accueil. L’Italie y voit un manque de solidarité flagrant. « Nous sommes en première ligne d’une vague massive d’immigration », insiste l’eurodéputé italien Fiorello Provera du groupe Europe Libertés Démocratie, «lors d’une catastrophe humanitaire, il faut partager le fardeau ». L'accord trouvé à Milan devrait satisfaire le gouvernement italien puisque la France va organiser conjointement avec l'Italie des patrouilles aériennes et maritimes au large des côtes d'Afrique du Nord afin de dissuader les Tunisiens notamment de partir.

mercredi 13 avril 2011

ACTU A LA UNE : Bertrand Cantat ne montera pas sur les planches canadiennes



Après avoir renoncé à se produire au prochain Festival d'Avignon en juillet, l'ex-chanteur de Noir Désir a dû faire une croix sur sa venue à Ottawa et à Montréal, où sa participation à la pièce "Des femmes" de Sophocle suscitait la polémique.


L'ancien chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, condamné en Lituanie pour avoir battu à mort sa compagne en 2003, ne jouera ni à Montréal ni à Ottawa, a annoncé vendredi la direction du Théâtre du Nouveau Monde (TNM), à la suite d'une vague de protestations.

Le chanteur devait se produire dans la pièce "Des Femmes - Les Trachiniennes, Antigone et Electre" de Sophocle, mise en scène par le Québécois d'origine libanais Wajdi Mouawad. Cet ami l'avait chargé de composer la musique pour apporter une touche rock au spectacle.

La décision de présenter le spectacle sans Bertrand Cantat, ou d'annuler la production, sera annoncée le 18 avril prochain par le metteur en scène, a indiqué lors d'une conférence de presse la directrice du TNM Lorraine Pintal.

Bertrand Cantat, ancien chanteur du groupe Noir Désir, a été condamné à huit ans de prison en Lituanie pour avoir battu à mort en 2003 l'actrice Marie Trintignant, fille de Jean-Louis Trintignant. Transféré en France, il a été remis en liberté en 2007.

Au Canada, une loi interdit à vie l'entrée à tout étranger déclaré coupable, à l’extérieur du pays, d’une infraction punie au Canada d'au moins dix ans de prison. Elle s'applique donc à l'ancien chanteur de Noir Désir, car la loi canadienne punit l'homicide involontaire par la prison à vie.

Bertrand Cantat devait se produire dans cette pièce à Avignon en juillet prochain, projet auquel le chanteur a renoncé après que Jean-Louis Trintignant a déclaré ne pas vouloir participer à une manifestation "où se produit l'homme qui a tué sa fille".

SANTE : Le gouvernement veut contraindre Servier à indemniser les victimes du Mediator



Les associations avaient vivement rejeté la proposition de Servier. Le Dr Irène Frachon, qui a joué un rôle déterminant dans la mise au jour des méfaits du Mediator, a estimé que les CRCI n'étaient pas faites pour "traiter un drame de cette ampleur".

Le ministère français de la Santé a indiqué que le laboratoire Servier sera dans l'obligation de prendre part au fonds d'indemnisation destiné aux victimes de son anti-diabétique qui aurait fait de 500 à 2 000 morts entre 1976 et 2009.

"Une chose est certaine: ce n'est pas le contribuable qui paiera à la place de Servier": le ministre de la Santé Xavier Bertrand a insisté jeudi sur les devoirs du laboratoire français, au lendemain de l'annonce de la mise en place d'un fonds public d'indemnisation.

"Qui est-ce qui a produit le Mediator ? Le laboratoire Servier. Je crois que c'est clair", a déclaré le ministre à la presse. "Il faut que les laboratoires Servier passent des paroles aux actes et s'inscrivent maintenant dans ce fonds Mediator créé par la loi".

"S'ils continuaient encore une fois à faire preuve d'obstination, ils paieront plus cher" a-t-il averti, appelant le groupe français à s'occuper "un peu moins de ses intérêts financiers" et "un peu plus de l'intérêt des victimes".

Anti-diabétique largement détourné comme coupe-faim, le Mediator aurait fait en 33 ans entre 500 et 2.000 morts, avant d'être retiré du marché français en novembre 2009. Plusieurs centaines de plaintes ont été déposées à ce jour.

Avec la création de ce fonds, qui devrait être mis en place avant l'été, le gouvernement affiche sa volonté de pas laisser les victimes "en première ligne" face au groupe pharmaceutique. Le dispositif envisagé permettrait de proposer à l’ensemble des victimes sans distinctions un guichet unique, tout en leur garantissant la possibilité d’intenter une action en justice.

Les associations de victimes devraient être "associées" à la gouvernance de ce fonds qui sera géré par l’Office national d'Indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam).

Saisi d'une demande de victime, l'Oniam constatera les faits et se tournera vers Servier pour lui demander d'indemniser directement cette personne pour un montant précis. Si le groupe refuse, l'Oniam pourra, après avoir indemnisé la victime, saisir la justice pour obtenir le remboursement assorti d'une pénalité.

Le laboratoire français s'est dit "déçu" jeudi par le schéma retenu par le gouvernement, jugeant que de possibles "malentendus" ou "fantasmes" pouvaient avoir conduit au rejet de sa proposition.

Servier avait proposé "de combler les lacunes de la loi Kouchner", notamment en indemnisant les victimes du Mediator ayant une incapacité de 5 à 24%, a rappelé Lucy Vincent, directrice des affaires extérieures du laboratoire, n°2 français de la pharmacie.

Les victimes souffrant d'une incapacité partielle permanente inférieure à 25% sont exclues des procédures légales prévues par la loi Kouchner de 2002 et des remboursements par la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation (CRCI).

L'annonce de la mise en place de ce fonds a été faite à l'issue d'un ultime échange, mercredi après-midi, entre Servier et Claire Favre, la magistrate chargée par le gouvernement des négociations. La ministère a jugé que, malgré des "évolutions", la dernière proposition du groupe pharmaceutique français, portant sur indemnisation partielle des victimes, restait "inacceptable".

Les associations de victimes ont favorablement accueilli la création de ce fonds qu'elles réclamaient haut et fort.

Le député PS Gérard Bapt, président de la mission parlementaire sur le Mediator, a de son côté proposé de nationaliser le numéro deux français de la pharmacie, mettant sans détours en avant l'idée d'une "nationalisation-sanction".