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vendredi 10 juin 2011

ACTU A LA UNE ; Un ex-collaborateur de Georges Tron confirme le témoignage d'une plaignante

François-Joseph Roux, un ex-collaborateur de Georges Tron, a témoigné à charge contre le maire de Draveil en confortant le témoignage d'une des plaignantes qui se dit victime d'agressions sexuelles de la part de l'ancien ministre. Un ex-collaborateur met en cause Georges Tron en confortant le témoignage d'une des deux accusatrices de l'ancien ministre visé par une enquête pour agressions sexuelles, dans des déclarations au Parisien dimanche. L'une des deux plaignantes "est venue me voir à l'époque. Elle m'a tout raconté à propos du harcèlement sexuel qu'elle subissait. (Elle) était ravagée par cette histoire avec Georges Tron. Je l'ai vue vrillée, anéantie", raconte au Parisien François-Joseph Roux, ancien collaborateur du maire de Draveil (Essonne), qui précise ne pas avoir été témoin direct des faits incriminés. "Georges Tron convoquait (la plaignante) le soir, à n'importe quelle heure, et il s'enfermait avec elle dans son bureau", ajoute-t-il en affirmant qu'elle "était sous l'emprise de Georges Tron". Pour M. Roux, "la seule manière de mettre fin à ça, c'était de porter plainte". Lui dit être "parti à cause de ça" en 2009. "Georges Tron savait que je savais. Il m'a demandé de quitter la mairie, disant ne plus avoir confiance en moi." Anciennes employées municipales de Draveil, deux femmes de 34 et 36 ans ont déposé plainte le 25 mai. Sur la base de leurs accusations d'agressions sexuelles, le parquet d'Evry a confié une enquête préliminaire à la police judiciaire de Versailles. D'après Le Parisien, François-Joseph Roux a été entendu à deux reprises la semaine dernière par les enquêteurs. Georges Tron a démissionné le 29 mai de son poste de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, expliquant qu'il allait désormais faire de la démonstration de son innocence "une affaire personnelle".

lundi 30 mai 2011

ACTU A LA UNE : Soupçonné d'agressions sexuelles, Georges Tron démissionne du gouvernement

Soumis à des accusations d'agressions sexuelles par deux ex-employées de sa mairie de Draveil (Essonne), le ministre français Georges Tron, a démissionné ce dimanche 29 mai 2011 de ses fonctions de secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a annoncé dans un communiqué le Premier ministre François Fillon. Une décision que les premières réactions de la classe politique approuvent. Georges Tron avait expliqué qu'il ne démissionnerait que si le président de la République ou le Premier ministre le lui demandaient. C'est donc assez logiquement que la démission du secrétaire d'Etat à la Fonction publique est annoncée par Matignon. Le Premier ministre, François Fillon a précisé que cette décision ne préjugeait « en rien » des suites que donnera la justice aux plaintes visant le secrétaire d'Etat « et dont il conteste le bien fondé » d'après le communiqué. L'ordre est donc venu d'en haut parce que deux semaines après le début de l'affaire Strauss-Kahn, l'exécutif ne pouvait pas se permettre de garder au sein du gouvernement un responsable accusé d'agression sexuelle, même s'il s'en défend vigoureusement. Garder Georges Tron signifiait prêter le flanc à des attaques sur le plan moral. Ce qui aurait aussi été très ennuyeux au moment où Nicolas Sarkozy est en pleine entreprise de « représidentialisation », et tente de prendre de la hauteur. Une leçon apprise d’anciens scandales Par ailleurs, au gouvernement, on sait, depuis l'expérience de l'ancien ministre du Budget, Eric Woerth, au moment de l'affaire Bettencourt et du conflit sur les retraites, quel peut être le coût politique et auprès de l'opinion publique du maintien d'un ministre empêtré dans une affaire judiciaire. Il n’était donc pas question de traîner un tel boulet dans une période préélectorale. Un autre facteur entre en jeu dans cette décision. Le fait que Georges Tron est un simple secrétariat d'Etat dont le périmètre d'action peut, facilement, être redéfini ou réattribué à un autre membre du gouvernement. C'est donc pour cela que conformément aux conseils, plus ou moins discrets, de plusieurs membres éminents de la majorité, Georges Tron va pouvoir, comme le dit Matignon, assurer sa défense en toute liberté. Georges Tron, 53 ans, est accusé d'agressions sexuelles par deux ex-employées municipales de Draveil (sud de Paris), ville dont il est le maire. Une enquête judiciaire est ouverte depuis cette semaine et les deux plaignantes ont maintenu, jeudi 26 mai, leurs accusations devant les enquêteurs. Les réactions Invitée à réagir à l'annonce de la démission de Georges Tron, la classe politique approuve sa décision. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, trouve ainsi cette démission « logique » et qualifie le scandale comme étant « l'affaire de trop ». Il tacle au passage le président Nicolas Sarkozy qu'il accuse de former « depuis quatre ans des gouvernements de copains en nommant des ministres davantage pour leur docilité et leurs accointances que pour leurs compétences et leur éthique ». Pour l'eurodéputée d'Europe écologie-Les Verts Eva Joly, cette décision est « normale ». Dominique Paillé, vice-président du Parti radical de Jean-Louis Borloo, a quant à lui déclaré : « Une sortie dans ces conditions-là, ça n'est jamais très bon, mais il vaut mieux une sortie rapide qu'un pourrissement d'une situation qui, lui, aurait été totalement préjudiciable à l'action gouvernementale ».