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mercredi 13 juillet 2011
ACTU A LA UNE : L'Amérique latine pleure le chanteur Facundo Cabral assassiné au Guatemala
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Cabral facundo
De nombreuses personnalités latino-américaines ont réagi vivement à l'annonce de la mort du chanteur argentin Facundo Cabral. Celui-ci, a été tué dans une fusillade à l'aube le samedi 9 juillet 2011, au Guatemala, alors qu'il se rendait à l'aéroport pour prendre l'avion à destination du Nicaragua. Chanteur militant, pacifiste, engagé, irrévérencieux, Facundo Cabral, 74 ans, laisse un héritage musical et poétique incomparable.
Un continent tout entier pleure aujourd'hui la disparition de Facundo Cabral, musicien nomade, rebelle et pacifiste. Il a été assassiné au Guatemala par des hommes lourdement armés alors qu’il achevait une tournée musicale.
Rigoberta Menchú, militante guatémaltèque et prix Nobel de la paix a qualifié la mort de Facundo Cabral de « perte irréparable ».
La présidente argentine Cristina Kirchner s’est dite particulièrement « touchée » tandis que le vénézuélien Hugo Chavez et le président colombien Santos ont également exprimé leurs condoléances et leur stupeur. Au Salvador, le parti de gauche issu de la guérilla du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) a condamné « un acte vil et lâche contre une personne qui a chanté la souffrance des peuples latino-américains »
Un forum de témoignages a été ouvert sur twitter (recordando a facundo) par le groupe de musiciens portoricains Calle 13.
Les autorités du Guatemala ont indiqué que le convoi dans lequel voyageait le chanteur Facundo Cabral avait été la cible d’une embuscade planifiée. Selon le président du Guatemala, la cible de l'attaque était l’impresario du chanteur, qui conduisait la voiture. Un autre véhicule dans lequel avaient pris place les gardes du corps de l'artiste a reçu environ 25 balles, mais personne n'a été blessé.
Le Guatemala, où sévissent bandes de malfaiteurs et narcotrafiquants, est l'un des pays où le taux de criminalité est est l'un des plus élevés d'Amérique latine, avec une moyenne de 18 meurtres par jour.
« Je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs »
« Le jour de ma mort, une milonga [danse populaire argentine, NDLR] vaudra mieux qu’une bougie pour me veiller », disait Facundo Cabral.
Facundo Cabral était à l'image de la chanson qui l'a fait connaître du grand public dans les années 70, No soy de aqui, ni soy de alla (Je ne suis ni d'ici, ni d'ailleurs) : un nomade, se déplaçant d'hôtel en hôtel - « autrement, on accumule des choses », disait-il - amoureux de la vie et pensant la mort « comme un espace magique », témoigne Tarrago Ros, l'un de ses amis et chanteur de chamamé (musique traditionnelle du nord-est argentin).
Né le 22 mai 1937 à La Plata, dans la province de Buenos Aires, Facundo Cabral a connu une enfance misérable après que son père soit parti, abandonnant sa femme et ses six enfants. La famille part s'installer en Terre de feu. Facundo a huit ans.
Il quitte très tôt le domicile familial et exerce de multiples petits travaux pour survivre. En 1959, alors qu'il travaillait dans un hôtel de Mar del Plata, le patron lui donne l'occasion de chanter pour divertir les clients. Ses idoles sont Atahualpa Yupanqui et José Larralde mais il développe rapidement un style personnel de critique sociale, poétique et inspiré.
Ses premiers disques, qu'il signe du pseudonyme El Indio Gasparino, ne remportent pas un très grand succès mais en 1970, No soy de aqui, ni soy de alla va conquérir un public mondial. La chanson, qui connaît plusieurs versions au gré de l'âge et des concerts de Facundo, va être reprise en neuf langues. De nombreux artistes comme Neil Diamond, Pedro Vargas et Julio Iglesias la chanteront.
En 1976, poursuivi par la dictature militaire, il s'exile au Mexique où il continue de se produire. En 1996, l'Unesco fait de lui son « messager mondial de la paix ».
Facundo Cabral a écrit une dizaine de livres dont un recueil d'entretien avec l'écrivain argentin Jorge Luis Borges. À 74 ans, victime du crime organisé, le chanteur laisse derrière lui un immense patrimoine musical.
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