urgent : New York: DSK inculpé «d'agression sexuelle» et de «tentative de viol» (police)
- L'affaire DSK «un moment pas très positif» pour la réputation de la
France à l'étranger, selon le ministre de la Coopération Henri de
Raincourt
- Le FMI va tenir ce dimanche de façon «informelle» une réunion extraordinaire de son conseil d'administration
- Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, arrêté à l'aéroport Kennedy de New York avant son départ pour la France.
- Le FMI va tenir ce dimanche de façon «informelle» une réunion extraordinaire de son conseil d'administration
- Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, arrêté à l'aéroport Kennedy de New York avant son départ pour la France.
Le directeur général du Fonds monétaire international a été inculpé ce dimanche 15 mai 2011 « d'agression sexuelle et tentative de viol ». Dominique Strauss-Kahn avait été arrêté samedi à New York et placé en garde à vue dans un commissariat de la ville après qu'une employée de l'hôtel Sofitel où il avait dormi l'avait accusé d'agression sexuelle. Parmi les nombreuses réactions qu'a provoquées l'affaire, Ségolène Royal a appelé à la plus grande prudence.
L'information est tombée pendant la nuit en France : Dominique Strauss-Kahn, président du FMI, a été placé en garde à vue puis inculpé « d'agression sexuelle et de tentative de viol » contre une employée d'hôtel. DSK avait été arrêté à l'aéroport JFK à New York alors qu'il s'apprêtait à rentrer en Europe pour participer à une réunion des ministre des Finances de la zone euro à Bruxelles.
Le député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen, a été le premier à réagir à cette annonce. Interrogé par l'AFP en début de matinée dimanche, il a affirmé que l'accusation d'agression sexuelle contre le patron du FMI « ne ressembl(ait) en rien à DSK ». « Il faut se garder de toute conclusion avant que Dominique Strauss-Kahn ne se soit exprimé », a poursuivi ce proche du directeur général du FMI. Autre député PS de Paris, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis a lui aussi réagi très tôt sur son blog. « A l’heure où nous sommes, je ne veux, ni ne peux tirer de conclusions hâtives de l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn. Je me souviens encore trop de l’affaire Patrice Alègre ou, dans un autre registre, de celle de l’espionnage de Renault où des innocents ont été accusés à tort », écrit-il.
Sur RTL, la présidente du Front national Marine Le Pen a quant à elle estimé que Dominique Strauss-Kahn est « définitivement discrédité comme candidat à la plus haute fonction de l'Etat ». D'après elle, les paroles ne devraient pas tarder à se libérer sur le comportement du président du FMI. « Tout le Paris bruisse depuis des mois des rapports légèrement pathologiques que Monsieur Strauss-Kahn semble entretenir à l'égard des femmes », a affirmé Marine Le Pen, très incisive. Le député UMP de Paris Bernard Debré, interrogé par Europe 1, a de son côté qualifié DSK d'« homme peu recommandable », jugeant cette affaire « humiliante pour la France » et balayant le principe même de présomption d'innocence : « Vous croyez que la police américaine serait venue le chercher dans l'avion d'Air France, un homme comme lui ? »
François Bayrou, le président du Modem (Mouvement démocrate), a lui estimé que « tout cela est confondant, navrant et infiniment troublant ». Autre figure du centre, Hervé Morin a refusé de participé au débat. « Je ne participerai pas à la curée », a esquivé le président du Nouveau Centre.
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