En France, la Ligue de football professionnel (LFP) lance, vendredi 13
mai 2011, son appel d’offres pour les droits télévisés du championnat de
France de Ligue 1 pour la période 2012-2016. Objectif : maintenir les
recettes, alors que Canal Plus est en position de quasi-monopole suite
au retrait annoncé d’Orange.
668 millions d’euros par an. C’est la somme que touchent les clubs de football de Ligue 1 (L1) depuis 2008 et qu’ils espèrent conserver à l’issue de cet appel d’offres. L’opération s’annonce délicate. Orange qui contribuait à hauteur de 203 millions d’euros par an, a annoncé son retrait en 2012, en raison des faibles audiences de sa chaine Orange Sport (seulement 500 000 abonnés).
Canal Plus n’a donc plus de concurrent et compte bien faire baisser la facture. Son président Bertrant Meheut a d’ores et déjà déclaré qu’il n’irait pas « au-delà des 465 millions annuels qu’il débourse actuellement ». Aujourd’hui, les droits télévisés représentent près de 60% des ressources des clubs. D’où l’inquiétude de la LFP qui s’attend à une baisse de revenus.
Le foot français en crise
Une mauvaise nouvelle alors que la Ligue fait face à des difficultés économiques. Les deux tiers des clubs sont, en effet, dans le rouge. Durant la saison 2009-2010, le football français a enregistré un déficit de 130 millions d’euros. En Ligue 1, seuls cinq clubs sur vingt ont gagné de l’argent durant la saison 2009-2010. L’Olympique Lyonnais, le Paris-Saint-Germain, Nancy, Sochaux et Valenciennes ont enregistré, à eux seuls, 80% des pertes de la L1.
Ce lourd déficit s’explique par l’effondrement du marché des transferts des joueurs, notamment dus aux difficultés des pays acheteurs, l’Angleterre et l’Espagne. La déroute des Bleus en Afrique du Sud a eu par ailleurs des retombées publicitaires très négatives. Le football professionnel a enregistré une baisse des dépenses de sponsoring des entreprises. Sans compter la suppression en 2010 du droit à l’image collectif par le gouvernement. Ce dispositif permettait aux clubs d'économiser 30% des charges sur les salaires de leurs joueurs.
De nouvelles recettes
Pour sécuriser les revenus des clubs, les professionnels misent désormais sur de nouvelles sources de revenus. Outre la libéralisation des paris en ligne, ils comptent sur la construction de stades de nouvelles générations qui devraient augmenter les recettes à hauteur de 25% des budgets contre 15% actuellement. La capacité des stades de Ligue 1 devrait ainsi passer de 27 000 à 35 000 spectateurs. Et cela ne concernera pas seulement les stades de l’Euro 2016. La ville du Mans a déjà inauguré le sien. Valenciennes et Le Havre sont les prochaines municipalités à se doter de ces nouveaux équipements.
Si la Ligue n’est pas satisfaite des propositions de Canal Plus, elle pourra toujours diffuser ses matchs sur sa propre chaine CFoot qui verra le jour à partir de l’été 2011. Seul bémol, convaincre les abonnés de Canal Plus passionnés de foot, de souscrire un abonnement auprès de CFoot. Un pari loin d’être gagné. Les résultats de l’appel d’offres ne devraient pas être connus avant la mi-juin 2011.
668 millions d’euros par an. C’est la somme que touchent les clubs de football de Ligue 1 (L1) depuis 2008 et qu’ils espèrent conserver à l’issue de cet appel d’offres. L’opération s’annonce délicate. Orange qui contribuait à hauteur de 203 millions d’euros par an, a annoncé son retrait en 2012, en raison des faibles audiences de sa chaine Orange Sport (seulement 500 000 abonnés).
Canal Plus n’a donc plus de concurrent et compte bien faire baisser la facture. Son président Bertrant Meheut a d’ores et déjà déclaré qu’il n’irait pas « au-delà des 465 millions annuels qu’il débourse actuellement ». Aujourd’hui, les droits télévisés représentent près de 60% des ressources des clubs. D’où l’inquiétude de la LFP qui s’attend à une baisse de revenus.
Le foot français en crise
Une mauvaise nouvelle alors que la Ligue fait face à des difficultés économiques. Les deux tiers des clubs sont, en effet, dans le rouge. Durant la saison 2009-2010, le football français a enregistré un déficit de 130 millions d’euros. En Ligue 1, seuls cinq clubs sur vingt ont gagné de l’argent durant la saison 2009-2010. L’Olympique Lyonnais, le Paris-Saint-Germain, Nancy, Sochaux et Valenciennes ont enregistré, à eux seuls, 80% des pertes de la L1.
Ce lourd déficit s’explique par l’effondrement du marché des transferts des joueurs, notamment dus aux difficultés des pays acheteurs, l’Angleterre et l’Espagne. La déroute des Bleus en Afrique du Sud a eu par ailleurs des retombées publicitaires très négatives. Le football professionnel a enregistré une baisse des dépenses de sponsoring des entreprises. Sans compter la suppression en 2010 du droit à l’image collectif par le gouvernement. Ce dispositif permettait aux clubs d'économiser 30% des charges sur les salaires de leurs joueurs.
De nouvelles recettes
Pour sécuriser les revenus des clubs, les professionnels misent désormais sur de nouvelles sources de revenus. Outre la libéralisation des paris en ligne, ils comptent sur la construction de stades de nouvelles générations qui devraient augmenter les recettes à hauteur de 25% des budgets contre 15% actuellement. La capacité des stades de Ligue 1 devrait ainsi passer de 27 000 à 35 000 spectateurs. Et cela ne concernera pas seulement les stades de l’Euro 2016. La ville du Mans a déjà inauguré le sien. Valenciennes et Le Havre sont les prochaines municipalités à se doter de ces nouveaux équipements.
Si la Ligue n’est pas satisfaite des propositions de Canal Plus, elle pourra toujours diffuser ses matchs sur sa propre chaine CFoot qui verra le jour à partir de l’été 2011. Seul bémol, convaincre les abonnés de Canal Plus passionnés de foot, de souscrire un abonnement auprès de CFoot. Un pari loin d’être gagné. Les résultats de l’appel d’offres ne devraient pas être connus avant la mi-juin 2011.

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