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lundi 27 juin 2011

ACTU A LA UNE : Togo : importantes saisies de drogue

Quelques jours seulement après la tenue d’une réunion à Dakar, le 21 juin dernier, entre l’ONU et des délégations de pays ouest-africains pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue, le Togo marque des points dans ce sens. Le service de répression de la drogue a opéré d'importantes saisies de cocaïne et de cannabis ; la cocaïne venait du Brésil et le cannabis du Nigéria. C’est d’abord une cargaison de deux containers avec de la cocaïne en provenance du Brésil. « Dans chacun des containers il a été trouvé 96 kilos de cocaïne, soit un total de 192 kilos de cocaïne. La drogue provient du Brésil et était en transit au Togo, pour un pays européen. Deux personnes ont été interpellées. Une, de nationalité nigérienne et l’autre togolaise », a précisé le chef d’escadron Egoulou Awizoba, directeur de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et des blanchiments. Le Nigérien est le principal destinataire à Lomé. Il devrait convoyer à son tour la cocaïne vers l’Europe. Le Togolais, quant à lui, est un transitaire. C’est lui qui a facilité la transaction sur place. Un épisode qui vient s’ajouter à une autre affaire de trafic de drogue dans la même semaine : 48 kilos de cannabis ont été saisis à l’aéroport de Lomé. Les deux porteurs, tous Togolais, s’apprêtaient à embarquer pour la Chine. Toutes ces personnes interpellées seront déférées devant le parquet de Lomé.

SANTE :La France est l'un des plus gros consommateurs d'antibiotiques d'Europe

La France reste l'un des plus gros consommateurs d'antibiotiques en Europe en dépit d'une baisse constatée depuis 10 ans. Actuellement, la tendance s'inverserait à la hausse, selon l'Agence des produits de santé (Afssaps), dans le rapport publié ce 21 juin 2011. Les Français sont toujours les champions de consommation d'antibiotiques même si les données montrent une baisse de 16 % pour la période entre 1999 et 2009. Pour la seule année 2009, 157 millions de boîtes ont été vendues en France pour une valeur de plus de 850 millions d’euros. Le rapport souligne que la grande majorité des prescriptions, environ 87 %, est effectuée par la médecine libérale dont les deux tiers sont en effet les médecins généralistes. Mais, en milieu hospitalier on traite les patients davantage avec ce type de médicaments : environ 4 patients sur 10 ont reçu une dose d’antibiotiques un jour donné -soit dix fois moins que ce qui a été prescrit par les médecins dans les cabinets médicaux. Des résistances bactériennes ... Selon le rapport de l'Afssaps, cette baisse était surtout sensible jusqu'en 2005 et due au lancement de la campagne sur le thème « Les antibiotiques, c'est pas automatique ». Or, depuis quelques années la tendance est de nouveau à la hausse. Le pic de consommation est enregistré lors de l'épidémie de grippe H1N1 en 2009 bien que les maladies virales ne se soignent pas par des antibiotiques la plupart du temps. Par conséquent, la situation reste préoccupante : utiliser à tort ces médicaments développe les résistances bactériennes et réduit l'efficacité des substances prescrites par des professionnels de la santé. D'autant plus que les antibiotiques, dits de "troisième génération" commencent à montrer leurs limites face aux certains germes. Les Français consomment deux fois plus d'antibiotiques que les Allemands A la multiplication de résistances aux bactéries s’ajoute également le problème de disponibilité de nouvelles molécules : en dix ans, 25 substances ont cessé d’être commercialisées alors que seulement 10 ont été lancées sur le marché. Cette restriction de l’offre pourrait diminuer le champ de solutions en cas d’apparition de nouvelles bactéries très résistantes. Les médecins sont de plus en plus souvent confrontés aux cas d’infections que les antibiotiques courants ne peuvent plus soigner. En attendant le nouveau plan du ministère de la Santé pour lutter contre les prescriptions abusives, les Français continuent à prendre deux fois plus d'antibiotiques que leurs voisins allemands.

vendredi 24 juin 2011

ACTU A LA UNE : L’Unicef se mobilise en faveur des enfants des rues des villes africaines : OU VA L'AFRIQUE ?

La 21e Journée de l’enfant africain, célébrée ce jeudi 16 juin 2011, a pour thème cette année : « Tous ensemble pour des actions urgentes en faveur des enfants de la rue ». L’Afrique fait partie des régions du monde ayant le niveau le plus élevé de pauvreté et où les chances de survie des enfants sont parmi les plus faibles. Le nombre d’enfants des rues dans le monde, bien que très difficile à chiffrer, est estimé par l’Unicef à 120 millions (soit un enfant sur cinq), dont 30 millions en Afrique. Cette situation des enfants vivant dans les rues des villes africaines est une des violations massives des droits dont sont victimes des milliers d’enfants. Les causes sont multiples et très souvent dénoncées : la pauvreté, l’explosion démographique, l’exode rural et les injustices dues à la mondialisation. Sont régulièrement identifiées et également dénoncées d’autres causes plus directes comme les familles qui confient leurs enfants à des tuteurs, les mauvais traitements, les conflits armés, les séparations et les conséquences directes liées au virus du sida, entre autres. La vie terrifiante des enfants de la rue La présidente du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, Agnès Kabore-Ouattara, rappelle, à l’occasion de cette Journée de l’enfant africain 2011, les dangers et les dérives qu’ils rencontrent : « Dans les rues, ces enfants sont meurtris par les intempéries, les privations, le dénuement, les maladies, les accidents et l’indifférence. A cela s’ajoutent la précarité, la violence, les sévices sexuels, la loi du plus fort qui les exposent aux rencontres et influences les plus nuisibles. Les petites filles sont sollicitées sexuellement dès leur plus jeune âge et finissent par se prostituer. La plupart des enfants des rues connaissent la drogue, même les plus petits, et sont exposés au VIH / Sida. Par ailleurs, et dans certains cas, les personnes chargées de protéger les enfants sont celles qui commettent des crimes contre eux. » L'Unicef lance une alerte sur la situation des enfants des rues au Mozambique L’Unicef souligne la situation des enfants au Mozambique. Elle estime à 5 000 le nombre d’enfants abandonnés vivant dans les rues. L’Unicef insiste également sur le nombre impressionnant de 24 000 familles dont le chef de famille est un enfant. Le Mozambique compte actuellement 1,8 millions d’orphelins dont les parents sont morts du sida. Plus de 20 000 de ces enfants se sont retrouvés ainsi chefs de famille, en charge de leurs frères, plus jeunes. Obligés d’abandonner l’école, ils se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes. Ces chiffres ont été indiqués par le ministère de la Femme et de l'Action sociale du Mozambique, lors de la Journée internationale de l’enfant, le 1er juin 2011. La Journée de l’enfant africain est un événement annuel célébré le 16 juin et qui commémore le massacre des enfants de Soweto, en 1976, par le régime raciste de l’apartheid, en Afrique du Sud. Elle a été instituée par une résolution de l’Organisation de l’unité africaine datée du 18 juillet 1990. L’organisation panafricaine a tenu à ce que ses Etats membres marquent, tous les ans, un temps d’arrêt pour réfléchir sur une situation de violation des droits de l’enfant et pour qu'ils puissent prendre des mesures appropriées afin d'assurer le bien-être de l’enfant. C’est pour cette raison que le thème de la réflexion varie d’une année à une autre. La tragédie des enfants talibés en Guinée-Bissau Chaque année, de nombreux enfants, essentiellement originaires des provinces de Bafatá et Gabu, respectivement à 80 et 200 kilomètres à l’est de Bissau, sont confiés à un leader religieux au Sénégal pour apprendre le Coran et devenir ainsi des supposés étudiants des écoles coraniques. Il s’avère, la plupart du temps, que ce sont de faux maîtres coraniques qui obligent les enfants à mendier de l’argent et de la nourriture dans les rues de Dakar. Par ailleurs, la plupart de ces enfants sont régulièrement battus et atteints de maladies diverses. Cette « traite » des enfants talibés se fait dans les deux sens. Des enfants de Guinée-Bissau sont majoritairement envoyés au Sénégal et des enfants sénégalais et de Guinée Conakry sont, quant à eux, envoyés en Guinée-Bissau. A Bissau, et avec l’appui de l’Unicef, il existe un programme qui vise l’intégration de ces enfants. Lors d’une conférence nationale sur la problématique des enfants talibés en Guinée-Bissau, au mois de mai dernier, la responsable de ce projet, Helena Said, annonçait que 50 enfants avaient été recueillis des rues de Bissau et intégrés dans des familles d’accueil. Et en ce qui concerne les autres enfants talibés, ceux-ci apprennent le Coran mais fréquentent également l’école publique.

ACTU A LA UNE : Trafic d’armes entre la Côte d’Ivoire et le Libéria : OU VA L'AFRIQUE ?

C’est un nouveau ricochet du conflit ivoirien au Liberia. Le 8 juin 2011, 10 Libériens, dont un certain Bob Marley, ont été inculpés à Monrovia. Ils sont soupçonnés d'avoir commis des actes de mercenariat en Côte d'Ivoire. Et cette semaine, une importante cache d'armes a été découverte par la police dans la province de River Gee, c'est à la frontière de la Côte d'Ivoire. Pour la police il y a donc aujourd’hui clairement un passage d’armes entre les deux pays.

jeudi 23 juin 2011

ACTU A LA UNE : Le Conseil de sécurité favorable à un deuxième mandat de Ban Ki-moon

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté par acclamation une résolution pour appuyer la candidature du Sud-Coréen Ban Ki-moon, qui brigue un second mandat de secrétaire général des Nations unies. Il occupe ce poste depuis 2007. Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté vendredi son soutien au secrétaire général de l'organisation, Ban Ki-moon, pour un deuxième mandat et transmis une "recommandation" à l'Assemblée générale qui procèdera mardi à une élection dont l'issue ne fait aucun doute. Les quinze pays du Conseil de sécurité se sont prononcés à l'unanimité lors d'un vote par acclamation. L'assemblée générale votera mardi probablement également par acclamation. Ban Ki-moon, 67 ans, est assuré d'être réélu pour un deuxième mandat de cinq ans, selon des diplomates. "Le Conseil de sécurité a adopté par acclamation la résolution suivante: le Conseil de sécurité, ayant considéré la question de la recommandation pour la nomination du secrétaire général des Nations unies, recommande à l'Assemblée générale que M. Ban Ki-moon soit nommé secrétaire général des Nations unies pour un deuxième mandat du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2016", a déclaré l'ambassadeur du Gabon à l'ONU, Nelson Messone, qui assure la présidence du Conseil de sécurité en juin. Dans une déclaration de Brasilia où il se trouve en ce moment, M. Ban a dit qu'il était "profondément honoré par le vote unanime du Conseil de sécurité". "Avec cette recommandation du Conseil de sécurité, je vais humblement me présenter devant l'Assemblée générale", a-t-il ajouté. "Je suis fier de tout ce que nous avons fait ensemble, même si je suis conscient des formidables défis qui nous attendent", a-t-il dit. "Je suis motivé et préparé à continuer à travailler avec les Etats membres", a-t-il dit. L'ensemble de la réunion a duré trois minutes. "La résolution a été lue et tout le monde a applaudi plutôt que de lever la main, car c'était par acclamation plutôt qu'un vote formel", a indiqué un diplomate sous couvert d'anonymat. L'annonce du résultat a été immédiatement donnée par des messages sur les comptes Twitter de diplomates britannique, américain et allemand. Le gouvernement russe a été le dernier des cinq membres permanents du Conseil de sécurité à déclarer jeudi son soutien à un nouveau mandat de Ban Ki-moon, ancien ministre des Affaires étrangères sud-coréen. Les quinze pays du Conseil soutiennent M. Ban. Ban Ki-moon n'a pas de rival pour sa réélection. Il n'a pas le charisme de son prédécesseur Kofi Annan, mais ce bourreau de travail a retrouvé un certain lustre avec ses positions courageuses face au printemps arabe. Son mandat actuel prend fin le 31 décembre de cette année.

ECONOMIE : Michelin va lancer un pneu «increvable» d'ici trois ans

Le fabricant français de pneumatiques Michelin va commercialiser, dans les trois ans à venir, un pneu qui se répare tout seul en cas de crevaison. Un système efficace dans 98% des cas selon le fabricant et qui permettrait de supprimer la roue de secours. Annoncé à Berlin lors de rencontres professionnelles, ce pneu d’un genre nouveau a comme atout une peau collée à l'intérieur venant boucher un éventuel trou, à condition que celui-ci ne soit pas trop important. Les constructeurs automobiles pourraient ainsi alléger les véhicules du poids de la roue de secours, entrainant une baisse de la consommation de carburant. Avec plus de 170 millions de pneus vendus par an dans le monde, Michelin est l'un des trois principaux fabricants, avec le japonais Bridgestone et l'américain Goodyear, sur un marché qui représente 100 milliards de dollars par an. Pour résister à la concurrence des nouveaux fabricants chinois et coréens, Michelin s'est recentré sur le haut de gamme, produisant des pneus plus innovants et donc plus chers. Déjà dans les années 50, Michelin avait inventé le pneu radial qui s'est ensuite généralisé. Les fabricants traditionnels consacrent ainsi des budgets importants à la recherche et développement. Malgré tout, Bridgestone, Michelin et Goodyear qui représentaient 60% du marché mondial il y a dix ans, n'en représentent plus que 46%.

mercredi 22 juin 2011

ACTU A LA UNE : 63 % des Français contre la dépénalisation des drogues douces

Selon un sondage Ifop Sud-Ouest Dimanche, 63 % des Français interrogés se sont déclarés contre la dépénalisation des drogues douces. À l’approche de l’élection présidentielle de 2012, le débat est revenu sur le devant de la scène politique. Près de deux Français sur trois sont opposés à la dépénalisation des drogues douces, selon un sondage Ifop Sud-Ouest Dimanche.
Selon cette enquête publiée samedi, 63% des personnes interrogées sont opposés à la dépénalisation de substances telles que le cannabis. Un tiers (36%) y est favorable. La proportion s'inverse chez les sondés âgés de moins de 35 ans, favorables à 51% à une dépénalisation (contre 49%). Le débat a été relancé cette semaine par la publication d'un rapport de parlementaires socialistes favorables à la dépénalisation, à laquelle le Premier ministre, François Fillon, s'est dit opposé. Le sondage a été réalisé les 16 et 17 juin sur un échantillon de 955 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

SANTE : En France, sept enfants hospitalisés victimes d’un type rare de la bactérie E.coli

Sept enfants sont toujours hospitalisés, ce vendredi 17 juin 2011, dans le nord de la France après avoir consommé de la viande hachée contaminée par la bactérie Escherichia coli (E. coli). Les produits surgelés (steak haché et boulettes) ont été achetés dans des magasins de l’enseigne allemande Lidl. La bactérie en cause est d’un type rare mais n’est pas de la même souche que celle qui est à l’origine d’une épidémie mortelle en Allemagne, affirme l’Agence régionale de santé. Les enfants qui sont âgés de 20 mois à 8 ans ont été victimes de diarrhées sanglantes importantes ; les premiers cas se sont déclarés mercredi et un dernier jeudi. Au total, huit enfants ont présenté ces symptômes inquiétants mais un d’entre eux est déjà retourné à son domicile. Par contre, l’état d’un des sept enfants toujours hospitalisés, âgé de deux ans, suscite davantage d’inquiétude ; après avoir mis sous dialyse cette nuit il a été placé en coma artificiel dans l'après-midi. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, s’est d’ailleurs rendu ce vendredi au CHU de Lille où sont soignés tous les enfants atteints pour faire le point. Selon l’Agence régionale de santé, la « situation est stable » ce 17 juin, aucun nouveau cas n’ayant été signalé. Traçabilité : du steak haché à l’animal Tous les petits malades avaient consommé de la viande hachée surgelée de la marque Steak Country achetée dans des magasins de la marque Lidl qui a procédé au retrait et au rappel des produits. Les lots de viande vendus par Lidl provenaient tous de la société SEB (Société économique Bragarde) établie à Saint-Dizier dans l’est de la France. SEB a mis en place un numéro vert (0.800.802.511) dès jeudi matin à destination des consommateurs. Le PDG de SEB qui emploie 180 personnes s’étonne cependant des délais d’attente « anormalement longs » pour obtenir les résultats des analyses en cours sur la viande suspecte. Il précise encore avoir fourni aux autorités des analyses sur les lots incriminés selon lesquelles ces derniers étaient propres à la consommation. Les lots mis en cause avaient été élaborés à partir de carcasses de bœufs importées d’Allemagne et d’autres pays européens a précisé la société SEB. Les résultats de ces analyses seront annoncés au plus tard lundi par le ministère de l'Agriculture, selon le laboratoire national de référence de Lyon qui étudie des échantillons de steaks provenant à la fois des familles et de la société SEB. Après la crise de la vache folle, en 2001, la traçabilité notamment de la viande hachée, a été améliorée. Sa composition, son origine et les contrôles des viandes sont indiqués et il est relativement aisé aujourd’hui de remonter la chaîne, depuis le produit vendu jusqu’à l’élevage d’origine de l’animal abattu. Maladie du hamburger La bactérie en cause, E.Coli 0157:H7 provoque une infection rare mais grave surtout chez les enfants. Cette bactérie est contenue dans le tube digestif des bovins, sans qu’ils en soient affectés. La contamination de la viande peut se produire si le muscle (viande) entre en contact avec les intestins infectés de l’animal lors de la préparation. La surgélation ne tue pas la bactérie et, pour un steak haché - la viande la plus à risque d’être contaminée - seule la cuisson à cœur à 70°C y parvient. Les autorités sanitaires recommandent par ailleurs une cuisson sans décongélation préalable. Plusieurs épisodes de contaminations par E.coli 0157 :H7 se sont déjà produits dans le monde le plus souvent par le biais de steaks hachés ce qui a valu à cette affection l’appellation de « maladie du hamburger ».