Renault a annoncé ce jeudi qu'il aurait 48 modèles de voitures en 2016
contre 40 en 2010 et qu'il vise, pour 2013, un nouveau record de plus de
3 millions de véhicules vendus.
Dévoilant son nouveau plan stratégique à l'horizon 2016 lors d'une
conférence de presse de présentation de ses résultats, Renault, qui a
vendu l'an dernier un record de 2,6 millions de véhicules, a confirmé
avoir réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 15,6% à 38,9 milliards d'euro
Fort d'une baisse de ses dépenses entre 2006 et 2007, Renault «vise une
croissance soutenue», qui devrait se traduire par «plus de 3 millions de
véhicules» vendus en 2013. Pour ce faire, la marque au losange entend
notamment renforcer son leadership dans les voitures électriques, avec
la commercialisation en 2011 de trois modèles (Fluence Z.E, la Kangoo et
la Twizy), rejoints en 2012 par la Zoe.
Au total, le groupe Renault prévoit d'avoir 48 modèles pour toutes ses
marques (Renault, Dacia et Renault-Samsung) au terme de ce plan
stratégique à fin 2016, contre 40 en 2010.
Le constructeur automobile compte aussi sur une réduction de coûts pour
atteindre ses objectifs. Il a ainsi réaffirmé un ajustement de ses
capacités en Europe et une augmentation de la production dans le reste
du monde.
Renault avait déjà indiqué qu'il voulait concentrer l'activité des
usines d'Europe occidentale sur les productions à forte valeur ajoutée,
soit principalement le haut et le moyen de gamme européens, les
véhicules utilitaires et les véhicules moteurs.
Les marchés pas convaincus
Actuellement, l'Europe et la France en particulier concentrent encore l'essentiel de la production et des effectifs.
Le groupe fait du Brésil, de l'Inde et de la Russie ses «trois
priorités». Il compte faire du Brésil son «deuxième marché» en 2013 avec
une part de marché au-dessus de 5%. En Russie, hors Lada, il vise une
part de marché de 6% en 2013.
Ces perspectives optimistes n'ont cependant pas convaincu les marchés
financiers. Selon le courtier Raymond James, les investisseurs ont peu
apprécié l'annonce d'un ralentissement de 8% du marché automobile en
France.
Les perspectives annoncées à l'horizon 2016 ont également été mal
accueillies par le marché car elles sont jugées trop lointaines dans un
secteur aussi cyclique que l'automobile, a ajouté Xavier de Villepion,
vendeur d'actions chez Global Equities. «Par le passé les prévisions
n'ont pas été toujours respectées et le marché prend ces perspectives
avec une extrême prudence», a ajouté M. de Villepion.